"AMacronisme" et "LeMairisme" à tous les étages du nouveau modèle français !?

Publié le par COZILLICO

Le conservatisme dans le renouveau ou comment faire du neuf avec du vieux !

L'EXPRESS dont COZILLICO s'inspire pour dénoncer les travers politiques, économiques et sociétaux fait peau neuve avec un relooking libéral-social-libertaire sur la forme plus que sur le fond dans son nouveau numéro. Difficile exercice lorsque ce journal garde pour autant la même rédaction dont certains "journalistes" sont rétifs au changement et prônent un conservatisme et une étroitesse d'esprit avec un dogmatisme décalé des réalités du monde. Christophe BARBIER, son rédacteur en chef, bien que très bon analyste, aura bien du mal à nous le faire croire, si il conserve autour du cou son écharpe rouge mitterrandienne !

Emmanuel MACRON, le Vilain petit canard de cette gauche désenchantée va t'il se muer en cygne blanc du "changement c'est maintenant" ?

Il fait cette semaine la couverture de l'Express et l'objet d'un long interview de cet "anachronisme" en politique et économie social-libérale dans ce parti socialiste brisé qui ne sait plus où est sa droite de sa gauche et qui croit encore moderniser avec du vieux !

Ce jeune Enarque qui n'est pas encore un quinqua peut il réinventer la gauche comme Bruno LEMAIRE dit vouloir le faire de la droite en France ?

COZILLICO s'amuse de ces nouvelles muses tendances, aussi courtisées que décriées, qui croient pouvoir ré-inventer la politique et l'économie pour le bien de nos concitoyens et rentrer par la porte béante qu'ont laissé leurs ainés incapables de se réinventer, comme on laisse un jeune loup rentrer dans la bergerie.

Devant la déconfiture des appareils politiques, le moule cassé de l'élu républicain et l'âge avancé des candidats à la Présidence de la République, ils s'imaginent déjà aux manettes de la France avant d'avoir prouvé quoi que ce soit et convaincu par des résultats à la hauteur de nos espérances...

Il faut dire sans démériter leur parcours qu'ils sont tous deux nés avec une cuillère en argent dans la bouche, ce qui irrite les gauchistes pur beurre émanant des classes populaires et les fils à papa de droite pur sucre qui n'ont pas réussi aussi bien !

Un parcours trop exemplaire, décalé de celui des français de tous les jours

Tout comme Bruno LEMAIRE, Emmanuel MACRON a fait un parcours sans faute et bien trop lisse, il est originaire d'une famille bourgeoise et catholique de médecins, a eu une éducation exemplaire et complète dans un établissement privé catholique, puis voie royale du lycée Henri IV jusqu'au Bac S avec Mention très bien.

Quand le premier intègre l'Ecole Normale Supérieure pour faire des études de littérature française, le second échoue au concours d'entrée, mais obtient un DEA de philosophie à Paris X Nanterre, quand le premier est reçu à l'agrégation de lettres modernes.

Même parcours structurant à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris pour intégrer l'Ecole Nationale de l'Administration.

On dit souvent que ce sont les mathématiques qui font les élites de la Nation, alors que la maîtrise des chiffres ne suffit pas pour réussir, il faut savoir avant tout lire et écrire dans le texte, pour maîtriser les subtilités non seulement du langage, mais surtout de notre société française au passé glorieux et pesant de conservatismes.

Et voilà ces deux "Persuaders" hauts fonctionnaires de l'Etat !

le premier qui rêve des lettres de noblesse de l'aristocratie française au Ministère des Affaires Etrangères, où il rencontrera un autre épistolier des belles phrases, peu diplomate dans les faits, un certain Dominique de Villepin.

MACRON choisira l'élite business en intégrant le corps de l'Inspection Général des Finances, puis la banque d'affaires chez Rothchild & Cie pour mettre son talent au service de sa fortune.

Après ce parcours fulgurant, ces deux compères "Amicalement vôtre" peuvent se permettre de prendre des risques pour satisfaire leur égo et leurs ambitions par les deux voies possibles du tremplin français en politique.

Bruno LEMAIRE, qui n'a rien à perdre et a le verbe haut, mais préfère le public au privé, épouse la politique en obtenant la légitimité par les urnes. Elu député, puis nommé par le fait du Prince, secrétaire d'Etat, puis Ministre de l'agriculture, il s'émancipe aujourd'hui de ses pairs, essaye de casser son image BCBG et tisse sa toile pour prendre le pouvoir du parti "Les Républicains" en entrant en lice pour les primaires de 2017 pour espérer l'emporter en 2022.

Emmanuel MACRON lui gravit tous les échelons sans les inconvénients du militantisme de base, bien en dehors des jeux d'appareil des partis traditionnels castrateurs, où les militants et élus venant de la société civile sont in fine peu reconnus et le plus souvent écartés.

Conseiller de l'ombre des think tank de cette gauche social-libérale, n'ayant pu réussir à se faire investir par les urnes par ses pairs qui se méfient de cet électron libre trop à droite, il rentre dans le rang de la fonction publique en tant que secrétaire général adjoint de la Présidence de la République HOLLANDISTE, après avoir fait fortune dans le privé.

Faute de candidat à la hauteur et pour brouiller les cartes, François HOLLANDE décide de lui permettre d'accèder à la lumière du Ministère de l'Economie, de l'Industrie et du numérique, où il tente de bousculer les lignes et remet en cause les fondamentaux avec ses lois Macron et ses prises de position à contre courant d'une gauche qui se noye inéluctablement dans ses paradoxes et qui coule de ses trop nombreuses rustines usagées sur sa bouée sociale.

Que valent vraiment ces deux hommes d'Etat pour ré-enchanter l'avenir de la France et des Français ?

Si la réussite et la jeunesse de ces hommes fidèles à leur épouses séduisent les femmes, et la société civile entrepreunariale, leurs qualités sont aussi leurs principaux défauts.

Leurs formations et leurs parcours sont révélateurs du système de cooptation et du réseau des élites qui verrouillent le pouvoir et font en sorte que rien de change pour pouvoir le garder.

Ils ont presque tout quand beaucoup d'autres n'on rien ! Comment comptent-ils faire adhérer les français autour de leur nouveau projet de société ?

Ils n'ont encore rien prouvé de leur capacité à changer le système et à obtenir des résultats tangibles. Leur démarche innovante est elle un simple biais pour accéder au pouvoir suprême et ne rien faire après ?

Sont ils assez rebelles et disposent-ils actuellement des moyens humains pour renverser leur parti et réformer en profondeur un Etat à bout de souffle, libérer l'énergie des entrepreneurs et de leurs salariés actifs et volontaires, imposer une vision française conquérante et une Europe forte et Unie sur les marchés mondiaux et régulatrice des tensions planétaires ?

Une main de fer dans un gant de velours...

Mais attention à ce que leur médiatisation fulgurante, ne leur brûlent pas les ailes

Leur ascension passe avant tout par un devoir de pédagogie et d'association des citoyens à l'élaboration de leur programme pour gagner l'acceptabilité sociale.

Pas question de leur donner un blanc seing tant qu'ils n'auront pas fait leur preuve en charge de Premier Ministre.

Leur capacité à le devenir montrera leur détermination !

Reste à savoir de quel Président MACRON ou LEMAIRE sera le Chef de Gouvernement ?

COZILLICO
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