LES ORS ET L'ARGENT DES PARLEMENTAIRES...

Publié le par COZILLICO

FILLON EST L'ARBRE QUI CACHE LA FORÊT DES PRIVILÈGES DE NOS GRANDS ELUS DE LA REPUBLIQUE !

François FILLON pousse des cris d'orfraie, mais il va faire les frais de ses défraiements qui ont défrayer la chronique et effrayer les français.

Même si tout est parfaitement légal puisque ce sont les parlementaires qui votent eux mêmes les lois, les règles et us de leurs rémunérations et frais divers et variés, il n'en reste pas moins que l'immunité parlementaire ne devrait pas les dispenser d'un véritable contrôle de leur travail effectif et de leurs dépenses qui pour certains d'entre eux sont aussi fictives que le travail de leurs attachés parlementaires.

L'absence de transparence et de contrôle public sur leurs rémunérations et indemnités sèment le discrédit sur leur action publique et sur celle de leurs collègues qui rendent service à la Nation, défendent la République et les français et n'abusent pas des enveloppes parlementaires.

Ces représentants du peuple qui ne sont pas tous des énarques de la politique touchent bien le jackpot lorsqu'il deviennent députés ou sénateurs. C'est pour certains un véritable ascenseur social qui leur permet quoi qu'en disent les intéressés d'accroitre notablement leur patrimoine particulier.

Même si les sommes sont sans commune mesure avec ce que peut toucher un PDG des entreprises du CAC40, elles restent très supérieures aux salaires moyens des cadres supérieures et dirigeants d'entreprise ou aux revenus d'un indépendant non salarié et je ne parle pas de leur régime plus favorable de retraite.

Au titre de leur fonction, il touchent non pas un salaire (c'est là où est le problème), mais des indemnités mensuelles d'un peu plus de 7000 euros par mois, auxquelles s'ajoute la fameuse enveloppe de 9 500 euros pour rémunérer leurs assistants.

Mais ce n'est pas tout, il y a aussi l'Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM) de l'ordre de  6000 euros mensuels pour les sénateurs et de l'ordre de 5 800 pour les députés !

Dans le train de vie luxueux de nos parlementaires, la prime au charbon des conducteurs de trains, est remplacée par une enveloppe de 4200 euros annuelle pour un Député, portée à 9 670 euros pour un Outre-mer et 16 845 euros pour un parlementaire des français à l'étranger  pour les frais téléphoniques jusqu'à 5 abonnements mobiles !

Or si l'abonnement a bien un coût inférieur à ces frais de téléphone d'un autre temps auxquels on a certainement oublié de couper le filaire, les communications sont maintenant quasi-gratuite en wifi, comme les messageries et les applications gratuites comme Skipe, WhatsApp,...

Mais bien sûr encore faut il être équipé des matériels informatiques adhoc, pas de problème, il y a aussi un budget de 15 245 euros pour équiper le parlementaire et son équipe.

Pour voyager, carte illimitée SNCF en première classe et 40 vols aller/retour entre leur circonscription et leur chambre parlementaire parisienne, avec cerise sur le gâteau 6 vols aller/retour pour n'importe quelles destinations métropolitaines ouverte au conjoint.

Il est accordé le droit d'utiliser les 12000 euros annuels de budget courrier de la poste à l'heure d'internet pour payer jusqu'à hauteur de 50 % leurs frais de taxi et de téléphonie.

Arrêtons là le déballage à charge et oublions tous les autres avantages en nature...

Les sénateurs ont droit en moyenne à 4 511 euros de pensions de retraite, avec 60 % réversible au conjoint sans plafond, ni conditions de ressource.Alors que le salarié du privé n'a le droit qu'à une pension de réversion de 54 % plafonnée !

Les cotisations des sénateurs peuvent aussi bénéficier d'une retraite complémentaire par points qui doublent leur cotisation augmentant leur droit  qui compensent la mesure extravagante supprimée qui leur permettait une retraite à taux plein après seulement 23 ans de cotisations !

Il faut aussi occulter volontairement les indemnités d'élus locaux pour ceux qui sont encore député-maire ou sénateur-maire et qui profitent aussi des moyens matériels et financiers mis à leur disposition.

On comprend que certains parlementaires sont contre la loi pour le non cumul des mandats !

Après un ou plusieurs mandats, comment ne pas être déconnecté des réalités et des français !

A  leur décharge, il y a eu de timides réformes avec le passage de la retraite de 60 à 62 ans, une cotisation augmentée, ainsi que la durée de 1 an et six mois.

Il y a depuis 2009, des pénalités contre l'absentéisme, mais cela ne semble pas dissuader certains parlementaires de ne pas venir siéger pour les votes et participer aux commissions de travail, puisque dans le pire des cas, ils toucheront quand même 7000 euros mensuel.

Alors il est évident que quand tous ces politiques de droite et de gauche dénoncent les salaires, les retraites et autres parachutes dorés des grands patrons, ils ne sont plus crédibles !

François FILLON, qui avait cette image d'ascète de la politique et qui tout à son honneur ne voulait pas remettre en cause la loi sur le non cumul des mandats après en avoir profité et avait en projet de diminuer le nombre de parlementaires, aurait du aller plus loin, anticiper cette distorsion avec le monde réel, la morale et l'exemplarité des parlementaires dans la dépense publique.

Sachant cette bombe à retardement latente que ne pouvait pas ne pas être utilisée par ses concurrents de sa famille politique et des autres candidats, il aurait été un stratège adulé, si il avait fait son mea culpa avant que l'affaire n'éclate et proposé une reforme en profondeur du statut d'élu national de la République. 

Il peut encore le faire et c'est la seule mesure qui lui permettra de rester dans la course et peut de gagner le pardon et l'acceptabilité sociale des français sur les réformes indispensables pour réformer la France et la remettre sur les rails

Le message est maintenant clair, les français ne pourront plus leur pardonner leurs erreurs de gouvernance, leur non représentativité dans les instances de décision et le travail non effectif dans les chambres comme sur le terrain.

Quel candidat à l'élection présidentielle aura le courage de prendre les mesures qui s'imposent pour calmer le peuple frondeur qui menace de voter extrême pour punir les politiques qui les ont trahis et ne leur ont apportés depuis ces dix dernières années que souffrances, renoncements et désespoirs ?

Il y a pourtant des mesures simples qui pourraient réconcilier les français avec leurs parlementaires.

Tout d'abord, la réforme du statut d'élu national, mais aussi local est impérative.

La politique, c'est un métier !

Un élu doit être salarié de la République et ne ne plus être rattaché à un régime indemnitaire qui autorise toutes ces dérives.

Certes le statut salarié d'élu ne peut être celui d'un fonctionnaire, mais il doit être clarifié, transparent et répondre à une grille de salaire en fonction de son ancienneté.

Le salarié qui décide de quitter le privé ou le public doit pouvoir avec ce régime salarié cotiser de la même manière et conserver la possibilité à la fin de son mandat de retourner à son poste de salarié ou à poste égal voir supérieur au regard de son expérience et de son salaire.

Il peut toucher des primes au mérite, si son travail est reconnu par ses pairs, mais aussi par ses administrés pour les Députés et les français pour les Sénateurs.

Sa fonction est révocable en cas de faute lourde ou d'absentéisme à répétition, et il sera inéligible au moins pour la durée d'un mandat.

Un député est élu avec un suppléant et bien comme pour les nouveaux conseillers départementaux, le suppléant doit s'investir en binôme avec le Député titulaire, en alternant la représentativité dans leur circonscription et dans l'hémicycle, car il n'est pas possible d'être à la foire et au moulin et leur action n'en sera que plus efficace.

On règle ainsi le problème de l'absentéisme et la tentation d'embaucher son conjoint !

L'indemnité de fonction de base et de départ pour le premier mandat de parlementaire de 7000 euros avec l'IRFM de 6000 euros sera fusionnée pour rémunérer les deux élus, soit 6500 euros net par parlementaire.  Les autres frais et identités servent pour le fonctionnement de leur action commune.

En fonction de leur travail et de leur assiduité, ces enveloppes peuvent être ajustées sous contrôles de leurs pairs dans le cadre d'une commission paritaire avec la participation de représentants du peuple. Les parlementaires doivent fournir un bilan annuel des résultats techniques et financiers à leur chambre et celui-ci est rendu publique.

L'élu ayant un statut de salarié, cotise pour sa retraite tout au long de sa carrière, qu'il soit élu salarié de l'état, de la fonction publique ou du privé, comme cela il n'a plus besoin de courir après plusieurs mandats pour garantir sa retraite et cela permet un sain renouvèlement de la classe politique avec une limite d'âge à 75 ans.

Avec ce statut de salarié conservé et cette facilité de passer d'un l'un à l'autre, les français seraient peut être moins réticents à prendre des postes d'élu et faire de la politique.

Le statut d'élu est un travail à plein temps, c'est pourquoi la majorité des élus locaux sont souvent des retraités et les élus nationaux restent élu après l'âge de la retraite.

Lorsqu'ils ne le sont pas, et qu'ils cumulent peut fonction d'élu local avec une activité salariée ou non salariée de chef d'entreprise ou indépendant, il est difficile d'exercer les deux activités et cela peut aussi être source de conflits d'intérêts.

Lorsque l'on regarde les faibles indemnités d'élus des petites et moyennes communes, on comprend mieux pourquoi peu de français hésitent à exercer la fonction et pourquoi la plupart qui acceptent n'arrêtent pas de courir après les présidences des communautés de communes, syndicats et autres collectivités territoriales.

Je propose que la grille salariale des élus locaux soit revue de manière à s'ajuster à leur statut et rémunération d'actifs ou de retraités. Un actif gagnera à minima autant que son salaire dans le privé ou le public et dans tous les cas pas moins que la grille conventionnelle si son salaire était inférieur. Un retraité sera rémunéré selon la grille, mais en retranchant le montant de sa pension de retraite. Si il exerce cette fonction d'élu lors de son départ à la retraite, il pourra bénéficier du taux plein plus tôt.

Pour inciter les français a devenir élu, salarié de l'état, ce statut leur permet de cumuler des points supplémentaires pour leur retraite et de partir plus tôt à taux plein.

Le bénéfice de faire entrer plus de personnes de la société civile du moment en politique en tant qu'élu permettraient de faire passer plus facilement les réformes puisque les politiques seraient à l'image de la société et qu'ils pourraient apporter un oeil neuf et des méthodes de décisions et de management plus efficaces et des lois plus adaptées à l'évolution de la société.

Il faut préparer l'avenir, réformer et réconcilier les français avec la politique, cela passe par une réforme des statuts, une simplification des passerelles et une exemplarité de la fonction et de la représentativité des élus.

Mais tout le monde a bien conscience comme COZILLICO que pour changer les choses, il faudrait une véritable révolution, c'est pourtant ce qui est entrain de se passer avec plus ou moins de violence actuellement !

COZILLICO

 

 

 

 

 

 

 

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